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samedi 31 juillet 2010

Nikkō (日光)

Pays/territoire : Nikkō, Préfecture de Tochigi, Japon



Je me suis rendu il y a 2 semaines environ à Nikkō (日光), une ville à environ 140 km au nord de kyō () et j'y ai passé 2 jours durant lesquels j'ai pu visiter quantité de sites et découvrir nombre de choses nouvelles. Nikkō signifie littéralement "Lumière du soleil" et fut mise en évidence par le moine Shōdō Shōnin (勝道上) en 766, qui bâtit le premier temple de la ville, le Shin hon ryu-ji () qui deviendra plus tard le Rinnō-ji (輪王). La ville connu un regain d'intérêt lorsqu'elle fut choisit pour devenir l'emplacement du mausolée de Tokugawa Ieyasu (), le Shōgun () qui réunifia le Japon après la bataille de Sekigahara (Sekigahara no tatakai, 関ヶ原の戦) en 1600, puis le domina et fit régner la paix pendant plus de 250 ans de shogunat jusqu'à la restauration Meiji () et donc, la restitution des pouvoirs à l'empereur en 1868. Les sites et temples de Nikkō sont inscrits au registre mondial du patrimoine de l'Unesco depuis 1999. 

Le fameux pont Shinkyō (神橋), également connu sous le nom Yamasuge no jabashi (山菅の蛇) fut construit en 1636.


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Tōshōgū (東照宮)

Tōshōgū est le mausolée de Tokugawa Ieyasu (1543-1616), fondateur du Shōgunat du clan Tokugawa (Tokugawa Bakufu, 徳川幕). Son architecture est différente de tout autre temple au Japon, très riche en formes et couleurs, vœu personnel du Shōgun Tokugawa Ieyasu afin de démontrer par-delà sa propre mort à ses rivaux la puissance et la richesse de son clan, et perpétuer son souvenir en tant que modèle pour ses descendants. La construction du mausolée fut entamée par son fils Tokugawa Hidetada (徳川 ) en 1617, puis poursuivie par son petit-fils Tokugawa Iemitsu (徳川 家光) en 1634.

 Voici le premier portail, marquant l'entrée du Tōshōgū : Ishi dorī (石鳥居) construit en 1618.

Gojū no tō (五重の). Cette pagode de 5 étages fut offerte par un Daimyō () vassal en 1650. Détruite par un incendie, elle fut reconstruite en 1818. Chacun de ses étages représente un des éléments en ordre ascendant (Terre, Eau, Feu, Vent et Ciel).

Le shimo  jinko (下神), un des 3 bâtiments composant l'ensemble appelé san jinko (三神庫) servant à l'entreposage des costumes utilisés lors des cérémonies du Tōshōg.  

Le naka  jinko (中神), le bâtiment du milieu.

Le kami  jinko (上神), le dernier des 3 bâtiments.

Le Shinkyūsha (神厩舎), bâtiment réservé aux chevaux sacrés du temple. C'est l'unique bâtiment du Tōshōgū à avoir été réalisé dans le style Shiraki (白木), à savoir en bois sans ornements. Ce bâtiment est célèbre pour ses sculptures de singes du fameux sculpteur Jingorō Hidari (甚五 ), réalisées dans le style sukashi bori (), de manière à laisser entrer davantage d'air dans le bâtiment.

Les singes de la sagesse (), Mizaru (見猿), Iwazaru (言わ猿) et Kikazaru (聞か猿), "ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal". Leurs noms sont eux-mêmes un jeu de mots sur "zaru", forme négative verbale archaïque, et "saru" (猿) signifiant "singe"

Voici le ni no torii (), qui fut le premier torii de bronze au Japon. 

Yōmei mon (陽明). Très célèbre portique et structure la plus importante du site, portant également le nom de Higurashi mon (日暮), car on disait que l'on pouvait l'admirer de l'aube au coucher du soleil en ne remarquant pas le temps passer...

Vue du mur gauche.

Vue du mur droit.


Vu de l'arrière.

 Le Kitoden (祈祷殿), hall de prière.

Le Shinyosha (神輿舎) contient les 3 mikoshi (輿) -des autels portatifs (palenquins)- utilisés lors des festivals de printemps et d'automne pour glorifier la maison des Tokugawa. L'un d'eux est dédié à Tokugawa Ieyasu, mais les 2 autres sont pour Toyotomi Hideyoshi (豊臣 ) son prédécesseur, et Minamoto no Yoritomo (源頼), 1er Shōgun de la période Kamakura ().

Détail du portail Kuguri mon (潜門), le fameux nemuri neko (眠猫), le "chat endormi" personnifiant la paix, qui était sans doute le plus grand désir de Tokugawa Ieyasu, après sa longue et tumultueuse poursuite du pouvoir.

Voici enfin l'escalier de 207 marches au-delà de Sakashita mon (坂下), qui est un des plus anciens édifices du site, datant de 1617, mais dont je n'ai hélas pas conservé de photographie. Il mène au sanctuaire intérieur du Tōshōgū.

Nous voici maintenant à l'Okusha (奥社), le sanctuaire intérieur qui se divise en 2 parties : l'Okusha Haiden (奥社 殿), qui est le temple au sud où les visiteurs du sanctuaire viennent prier, et l'Okusha ho tō (奥社宝), la pagode de bronze au nord où se trouvent les restes mortels du Shōgun Tokugawa Ieyasu.

L'Okusha Haiden, réservé aux prières adressées à l'âme déifiée du défunt Shōgun. 

L'Okusha Kara mon (奥社 ), menant vers l'Okusha ho tō.

L'Okusha ho tō, contenant les restes mortels du Shōgun Tokugawa Ieyasu.
 
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Taiyū-in Reibyō (大猷院霊廟)

Taiyū-in Reibyō est le mausolée du Shōgun Tokugawa Iemitsu (家光), le petit-fils du Shōgun Tokugawa Ieyasu. Il a été construit par le Shōgun Tokugawa Ietsuna (徳川 ) en 1653 et fait partie d'un complexe de 15 temples appartenant au site du Rinnō-ji. D'un design similaire à celui du  Tōshōgū, le mausolée de son grand-père, il couvre toutefois moins de surface et demeure moins fastueux. Il avait stipulé ne pas vouloir surpasser le Tōshōgu, par respect pour son grand-père. 

 Tonbō (蜻蛉), une libéllule...  

Le Niō mon (仁王), ou "Portail des Deva" est le portail principal qui marque l'entrée du Taiyū-in Reibyō . Il est gardé par 2 Dieux guerriers Niō, ou "Rois Deva", chacun ayant une main levée (pour accueillir les cœurs purs) et une main baissée (pour anéantir les cœurs impurs). La statue de droite avec la bouche ouverte qui prononce la première lettre de l'alphabet sanskrit, "ah", est appelée Agyo, ce qui signifie "commencement" ou "naissance". Celle de gauche avec la bouche fermée qui prononce la dernière lettre de l'alphabet sanskrit,"un", est appelée Ungyo, ce qui signifie "fin" ou "mort".

Le Niten mon (二天門), ou "Portail des deux dieux" est le 2ème portail du Taiyū-in Reibyō . Il est le plus grand des portails de deux étages  de Nikkō, avec ses 9,6 mètres de haut sur 5,64 mètres de profondeur. Son nom provient de la présence de deux gardiens sur la face avant du portail, deux des quatre "Rois divins", qui selon la croyance bouddhiste, regardent chacun vers un des points cardinaux afin de protéger le monde et de combattre le mal. Le portail est parfois appelé Kaminari mon (), le portail du tonnerre en raison de la présence de Raijin (), dieu du tonnerre.

Sur la gauche, Jikoku ten (持国), ou Dhrtarāstra (धृतराष्ट्र), Gardien de l'Est, Guetteur des terres, Celui qui maintient l’État.

Sur la droite, Kōmoku ten (広目), ou Virupaksa (विरूपाक्ष), Gardien de l'Ouest, Celui qui voit tout.

Sur la gauche à l'arrière du portail se trouve Fūjin (), dieu du vent. Il transporte un sac contenant le vent sur ses épaules et a 4 doigts : un pour chaque direction. Fūjin et Raijin ont seulement 2 orteils, un pour la terre, un pour le ciel.

Sur la droite à l'arrière du portail se trouve Raijin (), dieu du tonnerre. Il transporte un tambour et des baguettes et n'a que 3 doigts : un pour le passé, un pour le présent, un pour le futur. Fūjin et Raijin ont seulement 2 orteils, un pour la terre, un pour le ciel.

Le Yasha mon (夜叉), 3ème portail du Taiyū-in Reibyō, est appelé ainsi en raison des 4 statues des démons gardiens Yasha (夜叉) placés dans les ailes du portique. Chacun coloré en fonction de la direction dans laquelle ils regardent. 

Je tiens à préciser que je ne suis pas certain des rôles respectifs (direction etc) et après avoir passé plus de 2 heures en recherche sur le net avec ma compagne pour trouver des infos sur Yasha mon et Niten mon et leurs gardiens, dieux, ... j'en ai un peu ras le bol. 

 Azumabara (阿跋摩羅), Gardien de l'Est de la porte.

 Bidara (毘陀羅), Gardien du Sud de la porte.


 Kendara (鍵陀羅), Gardien de l'Ouest de la porte.

 Umarokya (烏摩勒伽), Gardien du Nord de la porte.

Vue arrière du Yasha mon (夜叉).

Le Kara mon (), en face du Haiden (殿), fut construit en 1653. Avec 3,80 mètres de haut sur 1,80 mètre de large, il s'agit du plus petit portail du Taiyū-in Reibyō. Fidèle à son nom, qui signifie littéralement "portail chinois", son design et ses décorations sont parmi les plus élégants du site.    

 Vue rapprochée du Kara mon ()

Détails des sculptures et ornements.

Zoom sur le dragon blanc et les dorures.

Et voici un morceau du corridor entourant le sanctuaire intérieur près du Kara mon.

Nous arrivons enfin au mausolée qui consiste en ces 3 bâtiments : le Honden (殿), le hall principal, l'Ainoma (合の間), la chambre du milieu, et enfin le Haiden (殿), oratoire pour les prières, également construits en 1653. L'Ainoma se situe entre le Honden et le Haiden et fut spécialement conçu pour le Shōgun, afin qu'il puisse assister aux rites. Les 3 bâtiments ne sont pas délimités par des murs intérieurs, aussi est-il possible de voir du Haiden jusqu'au Honden. La surface du Haiden est de 64 tatamis, et 140 dragons sont peints à son plafond.

Le Kōka mon (皇嘉), également appelé Ryūgū mon (竜宮) est le portail qui mène au Oku no in (奧の院), le sanctuaire intérieur où se trouvent les restes mortels du Shōgun Tokugawa Iemitsu. Construit dans le style chinois de la dynastie Ming (), ce portail délimite la frontière entre l'Oku no in et les autres bâtiments. Cette zone n'est pas ouverte au public.


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